8 févr. 2010

Dialogue à la Alphonse A.

-Madame, j'ai eu le coup de foudre pour vous dès le premier instant ou je vous ai vue dans le 3è wagon de la ligne 11 à 17h42 ce samedi-là.
-Monsieur, à cette heure-là, j'étais chez moi, à sortir le linge de la machine à laver.
-Justement, Madame, je vous assure que vous étiez dans ce métro. Et mon coup de foudre vous a suivie. Depuis tout ce temps.
-Avais-je une pile de linge avec moi?
-Je ne crois pas. Vous lisiez "Cuisine à Table" et la recette des poires Belle-Hélène.
-C'était donc moi.
-C'était donc vous. Me ferez-vous goûter vos poires?
-A la seule condition que vous me promettiez que nous ne nous soyions jamais rencontrés.
-Madame, je ferai comme vous voudrez et ne vous appelerai plus ma femme, ma douce, ma mie qui vous horripilent tant.

6 commentaires:

dada a dit…

je ne trouve pas les mots mais en tt cas chapeau Mobert...très bien ressenti,très en accord avec l'univers d'allais.et est ce que ce serait une allusion ou bien une sorte d'inspiration de ce que tu vis plus ou moins en compagnie de ta chère et tendre femme?

;-)))

Thierry Roquet a dit…

Pas autobio pour un sou, juste essayé de faire "à la" Alphonse Allais...

Marlene a dit…

J'aime beaucoup ce petit côté loufoque (non non n'insiste pas, c'est celui qui le dit qui y est ;-))

Thierry Roquet a dit…

On fait fifty-fifty, tu fais le loup, je fais le phoque ;-))

Marlene a dit…

oh, yes, je fais le loup ! c'est pour mieux te manger mon enfant ;-))
(bon, aller, ça suffit maintenant, faut que j'arrête de jouer, bon sang, c'est plus de mon âge tout ça ;-) Comme quoi, les traumas de l'enfance, ça laisse des traces...

Thierry Roquet a dit…

C'est terrible ;-))

Et tu en parles bien, d'ailleurs, dans tes dernierrs textes.